Le VIH et Le SIDA

Le SIDA ou Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise est une maladie qui comme son nom l’indique, s’attaque au système immunitaire. Elle est provoquée par le virus VIH (Virus de l’Immuno-Déficience Humaine).

Notre système immunitaire nous protège contre les attaques extérieures (virus, bactéries, …) Il agit comme un bouclier contre les agressions dont notre corps peut faire l’objet. Lorsque le VIH (virus du SIDA) rentre dans le corps, et qu’il n’est pas pris en charge avec un traitement approprié, il attaque le système immunitaire et l’affaiblit progressivement. L’organisme devient alors trop faible pour se défendre contre les microbes. C’est à ce moment là que la personne infectée par le VIH (virus du SIDA) commence à développer une série de maladies dites « opportunistes » (c’est-à-dire qui profitent de la chute de l’immunité). C’est alors que la personne est déclarée « malade du SIDA ».

Etre Séropositif signifie que l’on a été en contact avec le virus et qu’il est entré dans l’organisme dans lequel il a commencé à se multiplier. Une fois que l’on est séropositif, on le reste à vie mais on ne présente pas encore de symptômes (signes de la maladie). Etre séronégatif signifie que le VIH n’est pas présent dans le corps.

Quels sont les signes de la séropositivité ?

Quelques semaines après la contamination par le VIH (virus du SIDA), la personne séropositive peut ressentir (mais pas systématiquement) des symptômes faisant penser à une grippe. Après une ou deux semaines, ces symptômes disparaissent mais le virus est toujours présent dans le corps. Passé cette première phase, le virus se multiplie et se propage dans l’organisme, mais aucun signe extérieur n’apparaît. Cette phase peut durer de quelques mois à plusieurs années. Pourtant le virus continue à se propager et donc à abîmer le système immunitaire.

Avoir le SIDA signifie que le virus s’est multiplié et a affaibli considérablement le système immunitaire. Lorsque le corps ne peut plus combattre efficacement les agressions extérieures, des infections ou des cancers se déclarent. C’est ce qu’on appelle le stade SIDA.

Les traitements, appelés trithérapies, ont pour effet d’empêcher l’apparition du stade SIDA. Il s’agit d’un traitement avec une dose journalière à prendre.
Plusieurs études ont montré que lorsque une personne séropositive prend un traitement anti-VIH de manière efficace (prise régulière des médicaments) et qu’elle est suivie régulièrement par un médecin spécialisé qui vérifie l’évolution de sa charge virale (quantité de virus dans le sang) et la dépiste au niveau des autres IST, cette personne, et son/ses partenaire(s) bénéficient d’une très bonne protection contre la transmission du VIH lors de relations sexuelles sans préservatif.
Actuellement, on peut donc être infecté par le virus mais ne jamais parvenir au stade du SIDA si l’on prend correctement son traitement.

Il arrive que la charge virale augmente suite à une IST ou suite à l’arrêt des médicaments, elle peut alors ne plus être indétectable.
La plupart du temps, la personne va redevenir indétectable si les conditions optimales sont retrouvées.

Le mode de transmission du VIH est via le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal et le lait maternel. Le VIH se transmet donc par un contact sexuel (pénétration vaginale, anale, fellation ou cunilingus), un contact sanguin (plaie ouverte, partage de seringues ou de matériel de sniff, sang des règles), la grossesse, l’accouchement et l’allaitement..

Il n’y a pas de contamination par la baignade, les planches de WC, les larmes ou la sueur, la salive, la toux, les éternuements, les poignées de mains, les baisers, les massages, la masturbation, les piqûres d’insectes, en dormant dans le même lit, en buvant dans le même verre, en mangeant dans le même plat. Dans les pays industriels, il n’y a pas de contamination par le don de sang puisque le matériel utilisé est stérile, ni par la transfusion sanguine puisque chaque don de sang est systématiquement dépisté. Il n’y a pas non plus de contamination possible lors des soins dentaires, du piercing ou des tatouages si le matériel utilisé est correctement stérilisé à chaque utilisation.

Comment te protéger ?

En évitant tout contact avec les sécrétions sexuelles ou avec du sang d’une personne contaminée. Utilise un préservatif lors des relations sexuelles et ne partage aucun matériel d’injection ou de snif. Il est aussi prudent de ne pas partager le nécessaire de toilette qui pourrait être en contact avec du sang (rasoir, brosse à dent).

Si tu penses avoir pris des risques, tu peux faire un test de dépistage. C’est une prise de sang par laquelle on recherche la présence d’anticorps contre le VIH (virus du SIDA). C’est le seul moyen de savoir s’il y a contamination puisque dans la plupart des cas il n’y a pas de signes extérieurs visibles. En général il est possible d’avoir les résultats après une semaine. Le test de dépistage se pratique 6 semaines après la prise de risque (avant ces 6 semaines les anticorps ne sont pas toujours présents en assez grand nombre pour pouvoir être détecté).
Si tu as pris un risque et que tu ne peux pas recevoir le TPE (voir infos plus bas), soit parce que tu as dépassé les 72h ou que le risque que tu as pris ne nécéssite pas la prise de ce traitement d’urgence, il reste important de te faire dépister rapidement. En effet, si tu es infecté et que tu es rapidement pris en charge médicalement, ta charge virale peut vite devenir indétectable. Tu te protèges ainsi que ton/ta/tes partenaire/s contre la propagation et le développement du virus.

Où peux-tu faire un test de dépistage ?

- A Aimer Jeunes. N’oublie pas de prendre tes vignettes de mutuelle et de prévoir le prix de la consultation médicale.
- Dans un centre de planning familial (www.loveattitude.be et www.planningfamilial.net)
- Des les centres de dépistages anonymes et gratuits (pour le HIV, virus du SIDA, uniquement) (www.aideinfosida.be et www.preventionsida.org)
- Dans les maisons médicales
- Chez un médecin

Le TPE (Traitement Post Exposition)

Il s’agit d’un traitement d’urgence qui vise à empêcher une infection au VIH après un comportement à risque. Le TPE doit être démarré le plus tôt possible, au plus tard 72h après la situation à risque. Plus on le débute tôt, plus il a de chances d’être efficace. Le traitement dure quatre semaines et il est pris en charge par l’INAMI (les consultations et frais médicaux supplémentaires sont à charge du patient). Le TPE est prescrit par une médecin et réduit considérablement le risque d’infection au VIH si il est commencé dans les premières heures. En cas d’oubli ou de rupture de préservatif, de partage de matériel d’injection, de viol, il ne faut pas hésiter à aller dans un centre de référence sida ou dans le service d’urgences hospitalier lui étant rattaché. Tu seras reçu par un médecin qui évaluera avec toi le risque pris et si tu dois bénéficier de ce traitement d’urgence. Attention, le TPE ne constitue pas une garantie à 100% de contrer le virus.

Contacts TPE sur Bruxelles

Hôpital St-Pierre : 02/535.40.55
ULB-Erasme : 02/555.57.77
St-Luc/UCL : 02764.16.02
UZ VUB : 02/477.51.00/01

La PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition)

Pour les personnes séronégatives très fortement exposées à un risque d’infection au VIH (les homosexuels masculin par exemple), il existe un traitement préventif appelé la PrEP.
La PrEP consiste à prendre un traitement avant et après un rapport sexuel pour éviter l’infection. Il s’agit de prendre du Truvada (c’est un médicament pris par les personnes séropositives pour bloquer le VIH), dans le but de diminuer le risque d’infection par le VIH lors de relations sexuelles sans préservatif.
La PrEP est disponible en Belgique. Son prix reste néanmoins élevé (environ 600 euros par mois) et, à ce jour, elle est remboursée par l’INAMI pour les personnes particulièrement exposées au risque d’infection par le VIH. Elle requiert, cependant, un suivi médical.
Pour avoir accès à la PrEp, il faut te rendre dans un centre de référence sida (adresses et infos ici : http://myprep.be)

Le TROD (Test Rapide d’Orientation de Diagnostique)

Depuis peu, tu peux te procurer un test rapide (TROD) en pharmacie sans prescription médicale. Ce test permet d’avoir un résultat après quelques minutes. Il est accompagné d’une notice d’utilisation.
Pour avoir un résultat fiable, un délai de 3 mois doit s’être écoulé depuis le risque.
Si le test est réactif, il doit impérativement être confirmé par un dépistage classique.

Si le test est non réactif, le résultat est fiable pour autant que le délai des 3 mois a été respecté.

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